Pollution de l’air : la France n’a plus droit à l’erreur 30/01/18

COMMUNIQUE I En prévision du Sommet pour la lutte contre la pollution mardi 30 janvier 2017 à Bruxelles où la France est convoquée

Mardi 30 janvier, neuf pays dont la France sont convoqués par la Commission pour un sommet sur la lutte contre la pollution. [1]
Déjà plusieurs fois mis en garde par Bruxelles, ces pays sont menacés d’une action devant la CJUE pour non-respect de la directive sur la qualité de l’air. En outre, dans plusieurs régions comme à Paris, Marseille, Lille, Lyon ou autour du Mont Blanc, les seuils limites d’exposition aux particules fines et au dioxyde d’azote sont largement dépassés.

Karima Delli, Présidente de la Commission Transports du Parlement européen et Vice-présidente de la Commission d'enquête sur le dieselgate :

« Aujourd’hui, dans plusieurs régions d’Europe, respirer tue parce que les pouvoirs publics n’ont pas été capables de faire respecter la loi. Rien de surprenant à cela, puisque, comme la démontré le scandale du dieselgate, on a allègrement laissé les constructeurs automobile dépasser les normes anti-pollution. Le prix de cette inaction, et de cette complaisance est aujourd’hui connu : 400 000 morts prématurés par an en Europe dont 80 000 en Allemagne et 48 000 en France (selon l’Agence Européenne pour l’environnement). Sans parler du coût de la pollution estimé à 100 milliards d’euros par an en France.[2] Depuis plusieurs années, la Commission tente de mettre la pression aux Etats faisant planer la menace d’une amende record infligée par la CJUE, mais avec quel résultat ? Quand on sait que la première mise en demeure de la France remonte à 2009, on est en droit de se poser la question ! Et l’on peut aisément dire qu’il est temps de siffler la fin de la récré. Demain, la France doit mettre sur la table les mesures qu’elle entend prendre pour remédier à ce fléau. Certes, elle pourra déjà mettre en avant les dispositions prises par certaines villes avant-gardistes comme Paris ou Grenoble ainsi que les promesse de ce gouvernement en faveur d’une transition énergétique des transports (alignement de la fiscalité du gazole sur celle de l’essence, sortie des véhicules à moteur thermique d’ici 2040). Mais cela ne suffira pas et il est évident que nous avons encore bien des défis à relever. Ainsi la future loi d’orientation sur les mobilités en préparation par la Ministre des Transports devra être à la hauteur. Elle devra par exemple établir une fiscalité verte digne de ce nom qui taxe les véhicules les plus polluants, à commencer par les poids lourds et autres véhicules de livraison, comme cela se fait dans les pays voisins. De même, après l’abandon de Notre-Dame-des-Landes, plusieurs projets d’infrastructures polluants devront être abandonnés pour donner la priorité à la rénovation des infrastructures existantes. Enfin, pour réduire la pollution en milieu urbain où les citoyens sont surexposés, les solutions qui ont porté leur fruit en Europe doivent servir de modèle : accorder plus de place aux mobilités actives (vélo et marche), renforcer les maillage des transports en commun, bannir peu à peu les véhicules polluants. »

[1] Allemagne, France, Italie, Espagne, Grande-Bretagne, Roumanie, Hongrie, République Tchèque et Slovaquie

[2] https://www.senat.fr/notice-rapport/2014/r14-610-1-notice.html

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