18/12/2020

Après l’adoption des mesures de contingences par le Parlement Européen, Karima Delli met en garde contre les difficultés qui acculent les pêcheurs à la veille du Brexit.


Afin que les navires de pêche de l'UE et du Royaume-Uni puissent continuer à avoir accès aux eaux de l'autre partie à partir du 1er janvier 2021, le Parlement a adopté aujourd’hui sa position sur les mesures de contingences concernant les possibilités d'accès jusqu'à la conclusion d'un accord de pêche entre l'UE et le Royaume-Uni.

Karima Delli, eurodéputée du Nord s’étant rendue à Boulogne-sur-Mer la veille pour soutenir les pêcheurs, salue le travail de ses collègues de la commission « Pêche » à l’instar de Caroline Roose, eurodéputée EELV, et met en garde contre la situation préoccupante du secteur à l’aube du Brexit.

« Il faut être très clair sur ce sujet : avec le Brexit, il n’y aura pas de statu quo. Ce qui veut dire que la situation du secteur va se dégrader par rapport à aujourd’hui. C’est pour cela que l’État français doit mettre en place une politique de protection des petits pêcheurs fondée sur des critères sociaux, environnementaux et économiques » explique la présidente de la commission parlementaire des transports.

« À Boulogne-sur-Mer, où je me suis rendue hier pour rencontrer les pêcheurs, un emploi sur mer correspond à quatre emplois sur la terre. On comprend que le Brexit va avoir des conséquences explosives sur tout le tissu socio-économique de la région. C’est pour cela que la France doit se tenir prête à soutenir les artisans de la mer afin d’éviter la tragédie humaine et la surpêche. » renchérit l’eurodéputée EELV.

« Activer le fond d’ajustement au Brexit ne suffira pas, il faut un réel accompagnement technique et financier ainsi qu’une politique des quotas. On ne peut pas continuer à héberger des pavillons et donner des quotas de pêche à des navires gigantesques qui ne débarquent jamais en France. Il est fondamental de donner la priorité à la pêche côtière qui ne nuit pas à la diversité marine. La traiter à égalité avec la pêche industrielle, c’est condamner les petits pêcheurs et la biodiversité » conclut-elle.