28/10/2020

Karima Delli présente son rapport d’initiative pour la décarbonation du secteur des transports maritimes en commission.


L’eurodéputée EELV rappelle l’importance du sujet car « 90 % des marchandises qui arrivent dans l’Union nous parviennent via le transport maritime. Malgré cela, ce secteur est encore le grand oublié des Accords de Paris en matière de réduction des gaz à effet de serre ! Si le secteur maritime était un pays, il serait le 8ème plus gros émetteur de l’Union. Sans oublier qu’il utilise un des carburants le plus polluant sur le marché: le fuel lourd. »

« Avec 940 millions de tonnes de CO2 par an et 2,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre à son actif, il est urgent de mettre en place une législation claire pour réduire son impact sur la santé publique et l’environnement ! D’autant plus que si on continue de fermer les yeux, les prévisions des émissions futures de ce secteur explosent entre +50 % et +250 % d’ici à 2050. » alerte la présidente de commission. 

« L’objectif avec ce rapport d’initiative est de proposer une feuille de route législative à la Commission européenne afin de réellement inscrire le transport maritime dans le Green Deal. Il est normal que le transport maritime participe à l’effort collectif pour atteindre les objectifs climatiques européens. À l’issue d’un travail de plus de 6 mois, ce rapport porte sur des mesures concrètes. Ainsi, l’interdiction du fuel lourd sera accompagnée d’une politique de recherche et d’investissement dans la décarbonation du secteur grâce l’utilisation de ressources plus durables. Cette transition se fera au travers d’un cadre réglementaire clair : l’avenir appelle le déploiement de navire et de port zéro émission, une prise en compte du cycle de vie des navires, de leur conception à leur démantèlement, afin de réduire leur impact » explique-t-elle.

« La pollution de l’air par les navires affecte la santé des citoyens, c’est la raison pour laquelle le rapport exige le passage de la Méditerranée en zone ECA[1] qui plafonnera le taux de souffre dans les carburants marins à 0,1%, une norme déjà en vigueur en mer Baltique et en Mer du Nord. Ce chantier d’envergure ne fera pas non plus l’impasse sur la problématique des bateaux de croisières dont l’impact écologique est une véritable aberration. » conclut-elle.

[1] Zone de contrôle des émissions atmosphériques