17/11/2021

Risque de délocalisation d’Ascoval : Karima Delli appelle à soutenir les salariés de l’aciérie nordiste


Pour Karima Delli, Présidente de la commission des Transports au Parlement, il est impératif de protéger les 270 salariés et de conserver ce bastion stratégique de la transition écologique et industrielle.

« Ce projet de délocalisation temporaire est dangereux. Le transitoire est souvent l’argument qui est avancé avant de verrouiller des délocalisations définitives » prévient l’eurodéputée. « L’emploi des salariés ne peut être une variable d’ajustement pour répondre au cours volatile de l’énergie. Derrière cette recherche du moindre coût ce sont des centaines de vies et de familles qui sont menacées. D’autant que l’on parle d’un territoire dont le tissu économique est déjà très fortement fragilisé ».

« L’Europe devrait être un laboratoire des solidarités, pas un champ de bataille pour le dumping social et énergétique. Il est d’autant plus cynique de jouer la carte de la délocalisation que le conseil régional des Hauts-de-France avait abandonné une partie du prêt de 12 millions d’euros accordé à l’aciérie afin de finaliser la reprise par Saarstahl.» rappelle l'élue du Nord.

Pour Karima Delli, « Il faut en finir avec ces chèques en blanc. On sait que ces acteurs sont prêts à sacrifier une main d’œuvre qualifiée au moindre risque pour le portefeuille de leurs actionnaires. Ascoval est un maillon essentiel à notre industrie ferroviaire. En fournissant des fleurons comme Hayange qui fabrique des rails en acier ensuite destinés aux principaux réseaux ferrés européens. Nous avons une main d’œuvre qualifiée qui peut nous permettre de concrétiser des solutions de transports écologiques. Allons-nous laissez les intérêts privés désossez nos savoir-faire et notre avenir industriel ? » interroge-t-elle.