Sauvons le train des merveilles !

Cette ligne est un joyau de notre patrimoine en plus d’être un maillon essentiel à notre cohésion territoriale : ensemble, sauvons-la !


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En quelques lignes

La crise sanitaire que nous traversons ne peut en aucun cas devenir une excuse à la marginalisation de pan entier de nos territoires et à l’abandon de trajets uniques en Europe. Cette ligne est un joyau de notre patrimoine en plus d’être un maillon essentiel à notre cohésion territoriale : ensemble, sauvons-la !

Le 6 novembre dernier, j’ai participé avec ma collègue Caroline Roose, à une réunion de crise organisé par le collectif sauvegarder et promouvoir la ligne Nice Breil.

En effet, cette ligne de train, unique en Europe, est menacée de fermeture en raison d’un sous-investissement chronique qui a miné les infrastructures.

Devant les risques qui pèsent sur cette ligne essentielle nous nous mobilisons aux côtés des associations et des citoyens de la région Provence Alpes Côtés d’azur !

Le train des merveilles, un patrimoine exceptionnel à défendre pour préserver la mobilité dans la région

Depuis 1928, le train des merveilles qui va De Nice à Tende permet à des milliers d’usagers et de touristes de se déplacer dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. En plus d’être un maillon de la mobilité essentiel à la vie quotidienne, il permet de mettre en valeur un patrimoine inestimable. Sur les 47 km de ligne en France en zone montagne qui se rejoignent à Breil-sur-Roya pour se prolonger en Italie, on peut découvrir des viaducs antiques qui enjambent canyons et tunnels creusés dans la montagne.

La fin du train des merveilles serait une catastrophe pour le territoire et ses habitants. Car cet axe franco-italien sert de lien privilégié entre les zones rurales et les villes, elle permet aux locaux comme aux touristes de se déplacer en profitant de la richesse culturelle et naturelle de la région. Chaque jour, ce sont des professeurs de l’arrière-pays et leurs élèves qui l’empruntent pour se rendre en classe, sans compter les professionnels qui doivent se rendre sur leur lieu de travail.

Réinvestir dans cette ligne, c’est financer la transition écologique et la cohésion territoriale.

Le sous-investissement chronique a miné les infrastructures. Alors qu’en 1939, il fallait 2 h 30 pour aller de Turin à la Méditerranée, aujourd’hui avec la dégradation des installations, il en faut 4 h 40. Un scandale lorsque l’on sait la saturation du couloir routier de cette zone et la pollution qu’elle engendre.

Répondre aux besoins de mobilité des Français est essentiel, d’autant que cette ligne répond également à des enjeux salariaux et écologiques à ne pas négliger. Nous savons que le train est 32 fois moins polluant que la voiture. Et la faible émission de CO2 de ce mode de transport en fait un allié décisif dans notre combat pour le climat. En réduire le recours à la veille de l’année européenne du train serait une erreur stratégique. Spécialement depuis que cette ligne s’est révélée vitale pour évacuer les sinistrés des récentes intempéries du Sud de la France alors que les routes avaient été rendues impraticables par les inondations.

Que faire ?

Les besoins de financements pour restaurer et optimiser la ligne sont estimés entre 150 et 200 millions d’euros. 50 millions d’euros pourraient être apportés par la France et les 100 millions restant pourraient faire l’objet de subventions Européennes. Sur la base de ce calcul, nous avons contacté les autorités régionales et nationales pour remettre les infrastructures à neuf.

La crise sanitaire que nous traversons ne peut en aucun cas devenir une excuse à la marginalisation de pan entier de nos territoires et à l’abandon de trajets uniques en Europe. Cette ligne est un joyau de notre patrimoine en plus d’être un maillon essentiel à notre cohésion territoriale : ensemble, sauvons-la !

Retrouver di-dessous nos courriers adressés à Renaud Muselier, président de la région PACA, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique et Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux transports.

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